Dr Galen Wright, PhD
Biomarqueurs électrophysiologiques non invasifs dans l’évaluation du syndrome de Rett
RÉSUMÉ VULGARISÉ
Cette étude prospective monocentrique, menée au CHU de Sainte-Justine (Montréal, Québec), vise à développer de nouveaux biomarqueurs non invasifs de la progression du syndrome de Rett dans une cohorte pédiatrique. Date de version 22/11/2021 Ces biomarqueurs sont basés sur la connectivité fonctionnelle et spectrale, incluant des mesures de cohérence et d’intégration corticale dans l’électroencéphalogramme, et la négativité de discordance par potentiels évoqués auditifs. Des données prospectives avec des mesures répétées à un an d’intervalle seront collectées chez les patients et les témoins appariés selon l’âge, et l’évolution de la maladie et le niveau de sévérité (échelles standardisées comme RSBQ et CGI) seront comparés entre les deux points temporels. Ces valeurs serviront de référence pour la comparaison dans les futurs essais thérapeutiques. En effet, la première thérapie génique dans le syndrome de Rett (étude REVEAL, Taysha) est lancée à Ste-Justine, initialement chez les adultes, avec une phase pédiatrique ultérieure envisagée si la thérapie est bien tolérée chez les adultes. Des mesures électrophysiologiques similaires seront effectuées chez les patients adultes, mais une compréhension de l’évolution de ces signatures neurales dans les groupes d’âge pédiatriques fait défaut. Nous proposons donc de constituer une première grande cohorte pédiatrique du syndrome de Rett pour documenter l’évolution naturelle de ces signatures électrophysiologiques au fil du temps, et pour déterminer comment ces biomarqueurs évoluent avec la progression de la maladie et les thérapies.
Dr Rossignol
Le Dr Elsa Rossignol est neurologue pédiatrique au CHU Sainte-Justine et professeure agrégée de clinique dans les départements de Neurosciences et de Pédiatrie de l’Université de Montréal. Elle est titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la neurobiologie de l’épilepsie. Ses recherches visent à clarifier les bases moléculaires et cellulaires des épilepsies pédiatriques. En utilisant le séquençage de nouvelle génération dans de grandes cohortes de patients, son laboratoire a contribué à l’identification de dizaines de nouveaux gènes de l’épilepsie. De plus, son laboratoire utilise des approches multimodales pour étudier les mécanismes de réseau par lesquels les mutations de ces gènes entraînent l’épilepsie et des déficits cognitifs, en se concentrant sur leur impact sur l’inhibition du réseau. Ses travaux récents ont révélé le rôle clé de la désinhibition corticale dans les épilepsies généralisées génétiques avec déficits cognitifs, et les avantages thérapeutiques du rétablissement de l’inhibition du réseau sur les crises, l’attention et la flexibilité cognitive. De plus, le Dr Rossignol est directrice de la Clinique intégrée du syndrome de Rett au CHU Sainte-Justine. Ses recherches cliniques sur le syndrome de Rett visent à identifier de meilleurs biomarqueurs de la progression de la maladie, à optimiser les échelles cliniques pour suivre l’état de la maladie et à explorer de nouvelles options thérapeutiques, y compris la thérapie génique. En particulier, elle est la chercheuse principale de l’essai de thérapie génique REVEAL pour le syndrome de Rett (Taysha, NCT05606614). Dans l’ensemble, en tant que clinicienne-chercheuse travaillant dans le domaine des maladies rares, le Dr Rossignol vise à faire progresser les soins pour les enfants atteints de troubles neurodéveloppementaux génétiques, y compris le syndrome de Rett.
Dr Rossignol
Le Dr Elsa Rossignol est neurologue pédiatrique au CHU Sainte-Justine et professeure agrégée de clinique dans les départements de Neurosciences et de Pédiatrie de l’Université de Montréal. Elle est titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la neurobiologie de l’épilepsie. Ses recherches visent à clarifier les bases moléculaires et cellulaires des épilepsies pédiatriques. En utilisant le séquençage de nouvelle génération dans de grandes cohortes de patients, son laboratoire a contribué à l’identification de dizaines de nouveaux gènes de l’épilepsie. De plus, son laboratoire utilise des approches multimodales pour étudier les mécanismes de réseau par lesquels les mutations de ces gènes entraînent l’épilepsie et des déficits cognitifs, en se concentrant sur leur impact sur l’inhibition du réseau. Ses travaux récents ont révélé le rôle clé de la désinhibition corticale dans les épilepsies généralisées génétiques avec déficits cognitifs, et les avantages thérapeutiques du rétablissement de l’inhibition du réseau sur les crises, l’attention et la flexibilité cognitive. De plus, le Dr Rossignol est directrice de la Clinique intégrée du syndrome de Rett au CHU Sainte-Justine. Ses recherches cliniques sur le syndrome de Rett visent à identifier de meilleurs biomarqueurs de la progression de la maladie, à optimiser les échelles cliniques pour suivre l’état de la maladie et à explorer de nouvelles options thérapeutiques, y compris la thérapie génique. En particulier, elle est la chercheuse principale de l’essai de thérapie génique REVEAL pour le syndrome de Rett (Taysha, NCT05606614). Dans l’ensemble, en tant que clinicienne-chercheuse travaillant dans le domaine des maladies rares, le Dr Rossignol vise à faire progresser les soins pour les enfants atteints de troubles neurodéveloppementaux génétiques, y compris le syndrome de Rett.
Dr LeRoux
La Dre Marie Le Roux est fellow en épileptologie pédiatrique au CHU Sainte-Justine. Elle a effectué sa résidence en neurologie pédiatrique en France et obtenu une maîtrise en neurosciences à l’Université Paris-Sorbonne, France. Elle s’intéresse particulièrement à l’électrophysiologie. Elle a récemment travaillé sur l’EEG haute résolution et la localisation de source dans les épilepsies focales réfractaires. Son principal intérêt concerne l’électrophysiologie chez les patients neurogénétiques. Elle a récemment intégré la Clinique du syndrome de Rett au CHU Sainte-Justine. Sa recherche clinique sur le syndrome de Rett vise à identifier des biomarqueurs non invasifs de la progression de la maladie par l’électrophysiologie afin d’aider à générer des données normatives dans cette population, qui serviront de référence pour comparer les données post-thérapeutiques dans le contexte de futures interventions thérapeutiques, incluant la thérapie génique.
Dr Rossignol et Dr LeRoux
Fonds Hope accordés pour continuer à soutenir les recherches des docteurs Rossignol et LeRoux intitulées : Biomarqueurs électrophysiologiques non invasifs dans l’évaluation du syndrome de Rett.
2021
Le conseil d’administration de l’Association du syndrome de Rett de l’Ontario a approuvé à l’unanimité le financement de 25 000 $ plus les coûts indirects pour l’étude du Dr Alex Weber intitulée Résultats fonctionnels, métaboliques et structurels à l’IRM dans le syndrome de Rett. Le Dr Alex Weber est un chercheur plus récent dans le domaine canadien du syndrome de Rett. Il a l’intention d’étudier les différences de substance blanche entre les personnes atteintes du syndrome de Rett et des témoins appariés selon l’âge, et d’explorer les associations entre la sévérité clinique et les résultats à l’IRM, en espérant que cela puisse éventuellement mener à de futures thérapies ciblées. Il s’agit d’une étude pilote qui vise à mener à d’autres subventions, plus importantes, par l’entremise des Instituts de recherche en santé du Canada.
2020
Le conseil d’administration de l’Association du syndrome de Rett de l’Ontario a approuvé à l’unanimité le financement de 50 000 $ pour l’étude de la Dre Mojgan Rastegar intitulée Cibler les anomalies moléculaires et structurelles des cellules cérébrales dans le syndrome de Rett. Elle a déjà remporté à deux reprises un prix partagé et est une chercheuse très reconnue au Canada dans le domaine du syndrome de Rett, qui a fait preuve de passion, de dévouement et de persévérance envers la recherche sur le syndrome de Rett. Son étude prévoit d’examiner si les changements moléculaires et cellulaires dans les cerveaux atteints du syndrome de Rett affectent le cerveau de façon uniforme ou s’ils sont plus spécifiques à certaines régions, et d’explorer davantage le potentiel d’un médicament déjà existant (la metformine) à jouer un rôle de restauration au niveau cellulaire. Il s’agissait d’une proposition de recherche très bien évaluée, soumise par une chercheuse canadienne bien établie.
2019
Le conseil d’administration de l’Association du syndrome de Rett de l’Ontario a approuvé à l’unanimité le financement de 100 000 $ attribué au Dr John Vincent et au Dr Juan Ausio. Leur projet, intitulé Petites molécules thérapeutiques et peptides ciblant les mutations faux-sens dans le syndrome de Rett, vise à trouver des molécules qui interagissent avec les protéines MECP2 mutantes de manière à en faire de bons candidats pour une thérapie médicamenteuse. Ils ont déjà reçu une subvention pour la conception moléculaire libre, qui permettra de cribler environ 10 millions de molécules afin de trouver celles qui cibleront des résidus spécifiques au sein du domaine de liaison de MECP2. Ils pourront ensuite tester les molécules candidates retenues afin de déterminer lesquelles inverseront les déficits moléculaires liés à MECP2, ouvrant la voie à des études précliniques. Les évaluateurs ont déclaré que ces « approches de médecine de précision sont à l’avant-garde des neurosciences ».
Le conseil d’administration de l’Association du syndrome de Rett de l’Ontario a approuvé à l’unanimité le financement de 50 000 $ attribué au Dr James Eubanks pour son projet intitulé Essai préclinique chez des souris déficientes en MeCP2 pour tester le potentiel de repositionnement d’un médicament approuvé par la FDA pour une utilisation dans le syndrome de Rett. Cette proposition vise à offrir un traitement symptomatique afin de réduire le fardeau de la dysfonction mitochondriale dans le syndrome de Rett, en utilisant un médicament déjà approuvé par la FDA. Cette étude s’appuie sur des données préliminaires prometteuses chez la souris et est simple dans son concept et sa portée. Elle est la plus immédiatement pertinente pour les personnes atteintes du syndrome de Rett, puisqu’elle examine le potentiel d’un médicament déjà sur le marché pour atténuer les symptômes.
2018
2017
2016
Le conseil d’administration de l’Association du syndrome de Rett de l’Ontario a approuvé à l’unanimité le financement d’une subvention de 25 000 $ attribuée à la Dre Mojgan Rastegar de l’Université du Manitoba. Son étude est intitulée « Mutation MeCP2 et syndrome de Rett ; Étude de la signature moléculaire spécifique au cerveau du RTT murin et humain ». Ces demandes ont été reçues et évaluées par le Comité consultatif de recherche d’ORSA, composé de neurologues, de généticiens et de scientifiques impartiaux et éminents de partout au Canada. Cette étude vise à évaluer les différences potentielles entre les cerveaux masculins et féminins (de souris et humains) présentant des mutations du syndrome de Rett. La raison en est que la plupart des personnes atteintes du syndrome de Rett sont des femmes, mais de nombreuses études à ce jour ont été menées sur des modèles de souris mâles. La Dre Rastegar vise à évaluer s’il existe des différences significatives à cet égard et si cela doit être approfondi pour de futures études planifiées.
2015
Le projet porte sur l’étude de mutations spécifiques identifiées dans le syndrome de Rett (RTT) et vise à approfondir la compréhension de la pathogenèse du RTT et à développer de nouvelles perspectives sur les facteurs influençant les phénotypes cliniques du RTT. L’ADN est la molécule responsable du stockage, de la récupération et de la réplication du matériel génétique. Dans le noyau de la cellule, l’ADN interagit avec des protéines appelées histones, et l’association qui en résulte est appelée chromatine. Dans le cerveau, une autre protéine de la chromatine, très abondante, MeCP2, est présente et se lie préférentiellement aux régions méthylées de l’ADN. Les mutations de MeCP2 entraînent une altération de la liaison de cette protéine à l’ADN et donc à la chromatine. De telles altérations conduisent à la maladie neurodéveloppementale qu’est le syndrome de Rett. Les mutations de MeCP2 sur l’ensemble de la molécule MeCP2 sont délétères à des degrés divers, menant toutes à des cas de Rett avec des niveaux de sévérité différents. Cependant, ni la raison de cela, ni les altérations de la chromatine responsables, ni leur relation avec le degré de sévérité des manifestations du syndrome de Rett ne sont clairement comprises. L’idée derrière ce projet est de combiner l’expertise de deux groupes bien établis au Canada travaillant sur MeCP2 et le syndrome de Rett afin d’aborder ces questions pour deux nouvelles mutations de MeCP2 : (Ala2Val) identifiée chez trois filles atteintes du syndrome de Rett classique, et (Prol 52His) affectant le domaine de liaison au méthyle (MBD)I, identifiée chez un homme adulte présentant une déficience intellectuelle avec des comorbidités supplémentaires. Cela pourrait potentiellement mener à de futures études visant à découvrir de nouvelles thérapies médicamenteuses.
2014
2012
2011